Bach et l'Italie

Cycle Bach et l'Italie

Bach n’a jamais voyagé en Italie, mais ce qui fait l’essentiel de la richesse de sa musique, la souplesse de la mélodie, le sens de l’équilibre, la puissance de l’harmonie est lié à la connaissance fine et approfondie qu’il avait de la musique italienne.

Les cantates BWV 54 et 199, écrites en 1714 montrent des ressemblances frappantes avec les cantates des auteurs italiens: l’appellation “Cantate“, une exception dans les oeuvres vocales sacrées du jeune Bach (qui s’intitulent plutôt “Motteto“, “ Actus “ ou “ Concerto “), les “arias da capo“, la formation pour voix soliste et ensemble instrumental et surtout certaines tournures mélodiques d’inspiration très vénitienne. 

Si la rencontre du jeune Bach avec la musique de Vivaldi a certainement été l’élément le plus fort dans la construction de son propre style, il est resté tout au long de sa carrière très au fait des oeuvres les plus récentes des compositeurs italiens les plus novateurs. Lors de ses fréquents voyages à Dresde, il ne manquait aucune occasion d’aller écouter les opéras italiens fort prisés à la cour. La représentation en 1740 de la Serva Padrona de Giovanni Battista Pergolesi (1710-1736) a certainement attiré son attention sur ce jeune compositeur génial. Et c’est ainsi qu’avec une certaine humilité, le vieux maître Bach adapte en 1747 à Leipzig, le texte allemand du Psaume 51 à la musique du Stabat Mater du jeune génie italien disparu à l’âge de 26 ans.

Programme

Johann Sebastian Bach (1685-1750)

Widerstehe doch der Sünde

BWV54

Contre-ténor & cordes


Mein Herze Schwimmt im Blut

BWV 199 

Soprano, hautbois & cordes

 

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Psalm 51, Tilge, Höchster, meine Sünden

BWV 1083

Adaptation par Bach du Stabat Mater de Pergolèse

Soprano, Contre-ténor & cordes

 

 


Avec

Camille Poul, soprano

Max Emanuel Cencic, contre ténor

 

Programme vocal pour 2 chanteurs et 9 musiciens

Soprano, contre ténor,

hautbois, 2 violons, 1 alto/violon, 1 alto, violoncelle, contrebasse, orgue et clavecin