Musica Poetica

Cycle Abendmusiken

1663 - La peste s’abat sur Hambourg, ravageant jusqu’au monde musical. Touché directement par ce fléau, Matthias Weckman, élève génial de Heinrich Schütz, offre certains de ses plus beaux concerti vocale aux citoyens de la ville hanséatique. Ces pièces sacrées portent la marque du deuil, mais également de l’espoir, et ont dû résonner tout particulièrement auprès des auditeurs de Hambourg.

Après le cataclysme de la guerre de Trente ans, les pays germaniques dévastés recherchent une approche nouvelle et baroque du langage musical. Les innovations italiennes liées à la force métaphorique du lien texte-musique trouveront un terrain d’élection chez les compositeurs allemands de la génération précédant Bach.

 

Salué par la critique, Musica Poetica a fait l’objet d’un enregistrement discographique pour le label Zig-Zag Territoires en 2011

Programme

Antonio Bertali (1605-1669)

Sonata a 6 "Tausend Gulden"

 

Matthias Weckmann (1616-1674)

Wenn der Herr die Gefangnen zu Zion erlösen wird

 

Tunder Franz (1614-1667)

Ach Herr, lass deine lieben Engelein

 

Matthias Weckmann (1616-1674)

Wie liegt die Stadt so wüste

 

Dietrich Buxtehude Dietrich Buxtehude

Sonata BuxWV 266

Adagio - Allegro - Presto - Adagio - Allegro - Adagio

Presto - Adagio - Lento

 

Matthias Weckmann (1616-1674)

Weine nicht, es hat überwunden

 

 

Programme vocal pour 4 chanteurs et 8 musiciens

Soprano, altus, ténor, basse

3 violini, 3 viola da gamba, basso continuo.

Critique du concert  Musica Poetica donné le 18 octobre 2009 au Festival de Musique Ancienne de Ribeauvillé

«Un constant bonheur sonore

 S'agit-il de musique de cérémonie requérant les effectifs grandioses d'un apparat princier ? Se trouve-t-on au contraire en présence d'un univers à la manière des Petits Concerts spirituels chers à Heinrich Schütz ? La conception de Maeder et Lapointe est habile, car elle juxtapose une variété de moyens vocaux et instrumentaux ...sans rien perdre des contrastes expressifs et littéraires dont cette musique est nourrie.

La finesse des détails donne à leur réalisation un caractère stylisé qui permet de saisir l'écriture propre des motets et pièces instrumentales...  Et Thierry Maeder et Bibiane Lapointe mènent le jeu du combat baroque avec un constant bonheur sonore.

Valorisé par un très bel écrin instrumental, il y a la cerise sur le gâteau : les chanteurs, d'une infaillible justesse, tour à tour charmeurs, ardents, jaillissants, avec le soprano d'Eugénie Warnier, un chant de lumière, sublime de volupté mystique... Des pièces instrumentales émergeait l'imposante Sonata de Buxtehude, et l'on se laisse prendre à cette orgie de rythmes et de traits diaboliques, à cette faconde discursive qui culmine dans d'étonnantes cadences.»

Pierre Chevreau DNA 21 oct 2009

 

 

Ce concert est disponible en version scénographiée, par Thomas Jolly, avec la complicité de La Piccola Famila, en coproduction avec Le Trident Scène Nationale.